Alternatives
Une alternative à CSF pour les équipes qui gèrent de nombreux serveurs
Dernière mise à jour:
En bref
ConfigServer a arrêté le développement de CSF et de lfd le 31 août 2025. CSF fonctionne toujours : cPanel maintient son propre fork pour les serveurs cPanel & WHM, et des forks communautaires le font vivre ailleurs. S'il vous faut un pare-feu sur un seul serveur et que ses fichiers de configuration vous conviennent, gardez-le. Si vous gérez de nombreux serveurs, InfraFence ajoute ce que CSF n'a jamais eu : un tableau de bord en direct pour tous, la détection de ce qui sort du serveur (chaque requête DNS rattachée au programme qui l'a faite) et des corrections vérifiées, puis annulées si elles coupent SSH ou un site. Vous pouvez utiliser les deux sur le même serveur.
CSF et InfraFence côte à côte
- Où on le gère
- CSF et lfd: Sur chaque serveur : csf.conf, csf.allow et csf.deny, ou le plugin WHM
- InfraFence: Un tableau de bord en direct pour tous les serveurs ; les modifications arrivent sur le serveur en une seconde environ
- Force brute sur les connexions
- CSF et lfd: lfd lit les journaux de SSH, FTP, de la messagerie et du panneau, et bloque dans csf.deny
- InfraFence: 15 motifs SSH plus Postfix, Dovecot, MySQL, PostgreSQL, MongoDB et FTP ; bannissements de 24 h, 7 jours, 30 jours, puis permanents
- Blocages entre serveurs
- CSF et lfd: Réglages de cluster optionnels qui envoient les blocages aux autres membres
- InfraFence: En option : une adresse bannie sur un serveur l'est sur tous
- Trafic sortant
- CSF et lfd: Ports sortants autorisés (TCP_OUT) et alertes sur les processus suspects
- InfraFence: Chaque requête DNS rattachée à son programme ; tunnels DNS, malwares à domaines aléatoires et connexions vers des adresses malveillantes connues
- Attaques web et bots
- CSF et lfd: Pas un pare-feu web : ModSecurity se configure à part
- InfraFence: Pare-feu web à score à partir des journaux web, environ 1 500 bots reconnus, règles ModSecurity en option
- Malwares et intégrité des fichiers
- CSF et lfd: Surveillance des répertoires pour repérer les fichiers suspects
- InfraFence: Scanner de malwares (signatures et YARA) avec quarantaine, et empreintes de référence des fichiers système critiques
- Corriger ce qui a laissé entrer l'attaque
- CSF et lfd: Vous modifiez la configuration à la main
- InfraFence: De 40 à 50 contrôles de durcissement selon le serveur ; chaque correction est vérifiée après coup et annulée si SSH ou un site ne répond plus
- Rapports d'incident
- CSF et lfd: Alertes par e-mail
- InfraFence: E-mail dans toutes les offres ; Slack, Discord, Telegram et webhooks dès Basic ; brouillons de rapports NIS2 et RGPD dès Pro
- Sans connexion à internet
- CSF et lfd: Fonctionne entièrement hors ligne
- InfraFence: Doit pouvoir joindre le tableau de bord InfraFence
- Qui le maintient
- CSF et lfd: Le fork de cPanel (serveurs cPanel & WHM uniquement) et des forks communautaires
- InfraFence: L'équipe InfraFence ; le code source de l'agent est public sous licence BSL 1.1
- Prix
- CSF et lfd: Gratuit (GPLv3)
- InfraFence: Gratuit pour 1 serveur ; à partir de 8,90 € par serveur et par mois
Informations sur CSF en octobre 2026, d'après le fork de cPanel et la documentation de CSF. CSF est un logiciel libre sous licence GPLv3 ; InfraFence est un service payant avec une offre gratuite pour un serveur.
Ce qui est arrivé à CSF
Way to the Web, la société derrière ConfigServer, a fermé le 31 août 2025. Avant de fermer, elle a publié le code de CSF sous licence GPLv3, et ses propres serveurs de téléchargement et de mise à jour ont été mis hors ligne.
CSF n'a pas cessé de fonctionner. cPanel en a fait un fork qu'il maintient pour les serveurs cPanel & WHM : ce fork est sur GitHub, se concentre sur les correctifs de sécurité et de stabilité, et arrive sur les serveurs par les miroirs de mise à jour de cPanel. Son paquet ne s'installe que là où cPanel est présent. En dehors de cPanel, des forks communautaires poursuivent le projet, à leur propre rythme de publication.
La question n'est donc pas de savoir si CSF tourne encore. C'est de savoir si un pare-feu par serveur, configuré à la main sur chaque machine, reste le bon outil quand vous vous occupez de dix, cinquante ou deux cents serveurs.
Ce que CSF fait bien
CSF est un pare-feu à états solide, avec une configuration lisible. Un seul fichier dit quels ports sont ouverts, lfd bloque les échecs de connexion répétés, et le plugin WHM met le tout dans le panneau. Il ne coûte rien, ne demande aucun compte et fonctionne sans aucun service extérieur. Beaucoup d'équipes d'hébergement le connaissent par cœur, et cela a de la valeur.
Ce qu'apporte InfraFence
CSF vous donnait des règles sur un serveur. InfraFence vous donne une vue sur tous, et agit sur ce qu'il voit.
- Un tableau de bord pour tous les serveurs : bannissements, attaques, constats et score de sécurité, en direct, avec des membres d'équipe et l'authentification à deux facteurs.
- La détection dans les deux sens. Un serveur déjà compromis contacte son centre de commande ; InfraFence rattache chaque requête DNS au programme, à l'identifiant de processus et à l'utilisateur qui l'ont faite, et signale les tunnels DNS, les malwares à domaines aléatoires et les connexions vers des adresses malveillantes connues.
- Plus que les échecs de connexion : un pare-feu web à score, la gestion des bots, un scanner de malwares et la surveillance de l'intégrité des fichiers système, de cron, des unités systemd et des clés SSH.
- Des corrections qui ne peuvent pas faire tomber la production. Après chaque modification, l'agent vérifie que SSH accepte toujours les connexions et que vos sites surveillés répondent encore, et annule la modification de lui-même si ce n'est pas le cas. C'est inclus dans toutes les offres.
- Avec AutoMode, les corrections sûres sont appliquées pour vous à partir d'un catalogue fixe, et tout ce qui est risqué attend votre approbation en un geste.
- Des brouillons de rapports NIS2 et RGPD construits à partir des événements, à relire (Pro et AutoMode).
Utiliser CSF et InfraFence ensemble
Vous n'avez pas à choisir dès le premier jour. L'agent est conçu pour fonctionner à côté de CSF et il est testé avec lui. Il garde toutes ses règles dans ses propres chaînes INFRAFENCE et ses propres ensembles d'adresses, et ne modifie jamais csf.conf, csf.allow ni csf.deny. Un csf -r reconstruit tout le pare-feu ; l'agent remet sa chaîne en place en moins d'une minute et le consigne.
lfd et InfraFence lisent les mêmes journaux et bloquent chacun de leur côté : les blocages de lfd restent dans CSF, les bannissements d'InfraFence restent dans son propre ensemble. Une répartition raisonnable :
- À garder dans CSF : les ports ouverts (TCP_IN et TCP_OUT), vos listes d'autorisation et de refus, et l'intégration au panneau que votre équipe utilise déjà.
- À confier à InfraFence : le tableau de bord pour tous les serveurs, l'escalade des bannissements et leur partage entre serveurs, le pare-feu web, les bots, les malwares, la détection sortante et DNS, les contrôles de durcissement et les rapports.
- Chaque outil a sa propre liste d'adresses autorisées : mettez aussi les adresses de confiance dans la liste blanche d'InfraFence.
Quand rester sur CSF
InfraFence n'est pas le meilleur choix pour tout le monde. Gardez CSF seul si :
- il vous faut un pare-feu sur un seul serveur et un tableau de bord ne vous servirait à rien ;
- gérer des fichiers de configuration vous convient, et votre équipe connaît déjà CSF ;
- le serveur est hors ligne ou isolé du réseau : InfraFence doit pouvoir joindre son tableau de bord ;
- vous voulez uniquement du logiciel libre, sans compte ni service extérieur.
Ajouter InfraFence à un serveur qui utilise CSF
Rien ne doit changer dans CSF. Une vérification en lecture seule a lieu avant toute installation.
- 01
Créez le jeton d'installation
Dans le tableau de bord, ouvrez Serveurs › Ajouter un serveur. Le jeton ne sert qu'une fois et expire au bout d'une heure.
- 02
Installez l'agent en root
L'installateur vérifie d'abord le serveur sans rien modifier. Il signale que CSF et lfd sont détectés et explique ce que l'agent fera à côté d'eux.
curl -fsSL https://github.com/infrafence/infrafence-agent/releases/latest/download/install.sh | sudo bash -s -- --token <TOKEN> - 03
Commencez en mode surveillance si vous préférez
Le mode surveillance détecte tout et ne bloque rien. Comparez ce que voit InfraFence avec ce que bloque lfd, puis activez la protection.
- 04
Recopiez vos adresses de confiance
Ajoutez les adresses des bureaux, des VPN et des outils de supervision présentes dans csf.allow à la liste blanche d'InfraFence, pour qu'aucun des deux outils ne les bloque.
- 05
Testez un redémarrage de CSF
Lancez csf -r. En moins d'une minute, l'agent rétablit sa chaîne, et l'événement apparaît dans le tableau de bord.
csf -r
Questions sur CSF et InfraFence
CSF est-il encore maintenu ?
Oui, par d'autres. ConfigServer s'est arrêté le 31 août 2025 et a publié le code sous licence GPLv3. cPanel maintient un fork pour les serveurs cPanel & WHM, livré avec ses mises à jour et centré sur les correctifs de sécurité et de stabilité, et des forks communautaires le poursuivent en dehors de cPanel.
Puis-je utiliser CSF et InfraFence sur le même serveur ?
Oui. InfraFence s'en tient à ses propres chaînes et ensembles d'adresses, ne modifie jamais les fichiers de CSF, et rétablit sa chaîne en moins d'une minute après un csf -r. Les deux bloquent indépendamment.
InfraFence remplace-t-il lfd ?
Pour les connexions SSH, messagerie, bases de données et FTP, il couvre le même terrain, avec des bannissements progressifs et partagés entre serveurs. Beaucoup d'équipes gardent lfd au début et comparent en mode surveillance avant de décider.
InfraFence va-t-il ouvrir ou fermer des ports dans CSF ?
Non. Il ne modifie pas csf.conf. Les ports qu'il ferme de lui-même (Pro et AutoMode, pour des bases de données exposées et attaquées) vont dans sa propre chaîne, et la fermeture peut être annulée.
Fonctionne-t-il sur les serveurs cPanel ?
Oui. L'agent reconnaît cPanel & WHM et ne modifie jamais une configuration gérée par le panneau. Le plugin InfraFence pour WHM est inclus dans Basic, Pro et AutoMode, installé depuis votre tableau de bord.
Combien ça coûte ?
Un serveur est gratuit, avec la protection complète. Les offres payantes coûtent 8,90 €, 18,90 € ou 28,90 € par serveur et par mois, 20 % de moins en facturation annuelle.
Essayez gratuitement sur 1 serveur
Starter protège entièrement un serveur, gratuitement et sans carte bancaire.
- 01
Créez un compte gratuit, puis ouvrez Serveurs › Ajouter un serveur pour obtenir le jeton d'installation. Il est valable une heure.
Créer le jeton - 02
Puis exécutez ceci en root sur le serveur :
curl -fsSL https://github.com/infrafence/infrafence-agent/releases/latest/download/install.sh | sudo bash -s -- --token <TOKEN>
Sources, vérifiées en octobre 2026
ConfigServer, CSF, cPanel et WHM sont des marques de leurs propriétaires respectifs. InfraFence n'est ni affilié à eux ni approuvé par eux.
